Je n’ai pas de concurrence. Je t’explique pourquoi.

Je remarque une vraie dualité autour de la notion de concurrence dans notre milieu, celui des actrices et acteurs du Nouveau monde. A la fois l’envie d’essaimer de nouveaux modèles, des bonnes pratiques, de coopérer, de se soutenir, de s’inspirer, mais aussi de se protéger de ses concurrents, dans des contextes financiers ou humains parfois difficiles.

Alors comment faire, si tu veux construire un monde meilleur, que tu as de belles valeurs de coopération et de partage en toi et aussi la peur que ton projet échoue ?

Mon histoire avec la concurrence

J’ai 3 scènes qui me reviennent :

1. Lorsque j’étais dans la com : étudiante, puis salariée…

J’ai fait des études de comm publique et associative. L’un des trucs qu’on nous a appris, pour faire notre stratégie de com, c’est le benchmarking. Ou étude de la concurrence. Bref, tu regardes ce que font les autres dans le même champs que toi, tu t’en inspires et tu fais ta popotte avec ça. Donc… voilà, l’une des première choses que je faisais pour créer une nouvelle stratégie de comm, c’était de regarder ce que faisaient les autres.

2. Entrepreneure…

Lorsque j’ai créé La petite fourmilière, j’ai fait pareil au début. Pour la comm. Et honnêtement, j’ai vécu un moment de grand flip à voir toutes ces personnes, toutes ces organisations, installées depuis bien plus longtemps que moi, qui proposaient des accompagnements et formations sur les dynamiques coopératives bien plus abouties que les miennes. Je me sentais toute petite. Nulle. Je me sentais en concurrence avec des personnes dont j’admirais le travail et/ou avec qui j’avais envie de collaborer.

Je me suis retrouvée à plusieurs reprise dans des situations où une personne me recommandais ainsi que d’autres formateurs (hop, tout le monde en copie du même mail), dont certains étaient mes amis. Résultat, soit le client travaillait avec le premier qui avait dégainé, soit nous étions ouvertement mis en concurrence, avec pour critère principal notamment… nos tarifs.

Super confortable n’est-ce pas ?

3. Accompagnatrice ou membre de projets collectifs…

Les projets collectifs auxquels j’ai participé ou que j’ai accompagnés sont aussi de la partie. Le nombre de fois où nous nous sommes sentis en concurrence avec d’autres structures qui faisaient « presque la même chose » ! Et en même temps, nous avions en nous cette envie d’essaimer, de partager ce qui avait fonctionné pour nous pour permettre à ceux qui arrivaient tout juste d’aller plus vite, droit au but. Pour le dire cash, que les autres apprennent de nos erreurs, grandissent plus vite et en même temps… qu’ils ne marchent pas trop sur nos plates-bandes. Pas glorieux, ni très agréable à écrire pour moi. Et en même temps, c’est ce que moi j’ai ressenti. Et pour en avoir déjà discuté, je n’étais pas la seule.

 

 

Bon, on pourrait se flageller pour ça, ou juste reconnaître que nous avons des besoins qui demandent à être nourris en même temps. Qui entrent parfois en « concurrence », eux aussi.;)
Un besoin de coopération, mais aussi un besoin de sécurité peut-être dans mon dernier exemple.

Et du coup, comment sort-on de ça ?

1. Premièrement : reconnaître ses besoins, sans jugement

Ca peut paraître bête tellement c’est évident. Mais bon, dans le doute, je le note.;) Donc reconnaître ces besoins. Voir qu’ils sont là, déjà. Et leur offrir de la place.

2. Se recentrer sur la raison d’être du projet

Très très trèèèèèèès important : être au clair sur l’ADN du projet, sa singularité, ce qui fait qu’il est unique. N’hésite pas à me laisser un message en commentaire si tu as besoin d’aide pour clarifier ce point essentiel. Pas du marketing à 2 balles, mais le vrai du vrai de ce qui t’anime / vous anime si vous êtes un collectif. Bien sûr il peut y avoir des peurs qui montent à ce moment-là. Peut-être des« olala mais si on dit ça personne ne viendra travailler avec nous, ça ne fait pas assez pro. » C’est normal, ce sont des croyances limitantes qui sortent. Si c’est le cas. Idem, met-moi un message en commentaire.

3. Communiquer de façon authentique sur le projet

Ça veut dire sortir des jeux de rôles, remettre l’humain au centre du projet. Pas forcément raconter toute sa vie et passer son temps à diffuser les photos de ses enfants, mais incarner le projet, ses valeurs. Leur donner corps. (Idem, si tu as besoin d’aide pour y voir plus clair, dis-le moi en commentaire.)

A partir du moment où tu te recentres sur la raison d’être du projet et que tu communique de manière authentique dessus, ton projet n’a tout simplement PLUS de CONCURRENTS.

Ensuite vient l’acceptation que ton projet ne convient pas à tout le monde. Que certains bénéficiaires auront vraiment intérêt à aller voir l’un de tes « concurrents » (ou partenaire, quand on identifie qu’on est complémentaire, on peut s’aider!)

La dernière image que j’ai envie de te partager, c’est celle d’un écosystème. Dans cet écosystème, tout le monde a sa place. Les petits, les gros, les grands… ceux arrivés avant, après… et toi aussi tu as quelque chose de beau à apporter au monde, sans avoir besoin d’être le meilleur spécialiste all over the world.

Ca te parle ?
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Bienvenue !
Je suis Lidy Zulke-Trokhatcheff
J’accompagne les femmes passionnées et engagées, qui veulent mettre leur énergie dans des projets bons pour le monde et pour elles.
Je suis facilitatrice de projets coopératifs et mentore pour entrepreneures
Je les aide à clarifier leur raison d’être, à poser des bases saines pour apaiser leur rapport au temps et mieux s’organiser.
En Savoir Plus

10 commentaires

  1. Colin Dujardin sur 20 octobre 2018 à 7:58

    Bonjour et merci ????????
    Cela résonne bien pour moi avec plusieurs vibrations.
    – le passage du Je au Nous puis au Je, avec le travail sur l’authenticité individuelle, la souveraineté, la responsabilité et l’intégrité vis à vis de la coopération au collectif
    – La posture de Jos de Blok, créateur de Buurtzorg, qui incarne dans ses actes la raison d’être de son organisation en aidant ses « concurrents » gratuitement, puisque s’ils font comme moi, alors cela répond à ma raison d’être et c’est bon.
    – Le don (en argent, temps ou ce que je veux) comme un lâcher-prise sur le résultat et comme une énergie dont « l’investissement » est vibratoire et dont les réponses sont au-delà du raisonnable et rendent obsolète/inutile/incompréhensible la notion de compétition et de concurrence.
    – Merci ????????

    • Lidy sur 20 octobre 2018 à 11:21

      Avec plaisir, Colin, ravie que ce que je partage résonne en toi !

  2. Fabrice Berrahil sur 20 octobre 2018 à 3:21

    Merci Lidy, ça me rappelle vaguement une thèse (que j’ai fait mienne depuis que je l’ai découverte) à propos de l’entraide comme autre loi de la jungle et mon l’intuition me dit c’est quelque chose qui devrait t’être familier, non ?

    Amitiés

    • Lidy sur 20 octobre 2018 à 11:24

      Héhé ! Bien vu, Fabrice, je suis justement en pleine lecture de L’entraide, l’autre loi de la jungle, de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle. 😉 Super intéressant, je ferai sûrement un post à ce propos. Quelles sont les pépites que tu as récoltées dans ce livre ?

  3. Julia S sur 18 octobre 2018 à 10:02

    Wouah! Cet article tombe à pic et illustre parfaitement où j’en suis à me sentir « petite et nulle » par rapport aux autres et à ressentir trop bien ce poids de la contradiction entre coopération et concurrence!… Tellement que je ne sais pas m’en dépatouiller!…
    Enfin… maintenant cet article montre des pistes et révèle l’intérêt de bien connaître notre niche écologique et ce qui nous anime au fond!… mais pas évident de rêver tous les possibles qui sont à inventer!…

    Bref merci Lidy pour ce témoignage qui me parle bcp et me rappelle l’importance de trouver ce que je souhaite incarner!

    • Lidy sur 20 octobre 2018 à 11:26

      Ahaaaa ! Pas de hasard ! J’aime bien cette idée de niche écologique, ça me parle beaucoup.

      • Julia Schindler sur 21 octobre 2018 à 3:51

        Le concept de « niche écologique » est particulièrement développée par Bernard Alonso, permaculteur québécois, qui a été le premier à parler de « permaculture humaine ». Il a écrit un très bon livre sur le sujet : https://www.universitetransition.org/permaculture-humaine-cles-vivre-transition/

        • Lidy sur 22 octobre 2018 à 11:24

          Yes, j’ai participé à l’une de ses conférences participatives il y a quelques temps. J’ai adoré son approche ! Merci pour cette belle recommandation Julia !

  4. Fabienne BARDINAUD sur 18 octobre 2018 à 2:38

    C un bien bel article lidy. Authentique qui me parle et me touche. Rester en accord avec ses valeurs sans dénigrer celles des autres. Chacun sa place, chacun sa part. Je crois effectivement qu’il n’y a pas de concurrence si c l’être humain qui porte le projet. Chacun sa texture, sa couleur et cela laisse tellement d’espace lorsque l’énergie employée à la conçurence est mise ailleurs. Mais c à réapprendre, car tout petit, dès l’école se sont des schémas proposés : être « meilleurs » que l’autre????.
    Pour ma part c un accueil en pleine nature… Sans WiFi… Sans réseau pour les portables… Une nourriture végétarienne et sans alcool dans un magnifique sud ouest à 4km de Sauternes, sur la route des vins, race bazadaise pour la viande, produit de la chasse, foie gras, magret……
    C un yoga et de la méditation ni pour devenir ZEN, ni pour GERER sa vie, ni pour maigrir, ni pour être plus PERFORMANT mais pour ouvrir un espace et respirer… Tout simplement…
    Merci Lidy ????

    • Lidy sur 18 octobre 2018 à 3:32

      Merci Fabienne pour ton retour sur l’article, avec plaisir ! Je partage ce que tu dis à propos de la déconstruction que ça demande pour ceux qui comme nous ont appris, à l’école, que nous étions en concurrence. Heureusement que de nouveaux modèles éducatifs, plus respectueux, naissent et se développent un peu partout ! Super cette raison d’être.
      Moi qui connais ton lieu, je te confirme que ce que tu proposes à son public 100% conquis ! (moi, pour commencer ! ) 😀 C’est beau ! Merci d’avoir créé cet espace ressource. ????

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